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L’offensive de l’islam politique se poursuit, se développe, s’élargit sous nos yeux. De l’école à l’entreprise, des piscines aux terrains de football. Le droit est également devenu un champ de bataille et le conseil d’Etat l’un de ces lieux d’affrontements.
Aujourd’hui se sont les “hijabeuses” qui sont les instruments de cette offensive afin de faire valoir ce qu’elles appellent un “droit” à pouvoir pratiquer le football toutes de voiles vêtues.
A ce titre, la position favorable du rapporteur du Conseil d’Etat, saisi d’une plainte des “Hijabeuses” est à mes yeux totalement irresponsable. C’est la porte ouverte à toutes les dérives possibles.
- Comme le burkini dans les piscines comment ne pas constater, comment refuser de voir que ce gigantesque mouvement de voilement des corps et aussi et avant tout un voilement des esprits, un voilement politique ?
- Comment refuser de voir que dans le cas présent il ne s’agit pas de progrès mais de régression ?
- Comment refuser de voir que nous sommes face à un enjeu qui est aussi un enjeu de civilisation ?
Comment refuser de voir que nous sommes au cœur d’un combat qui nous est livré et dont l’objectif est une remise en cause fondamentale de ce que nous sommes, de notre histoire, de notre art de vivre, de l’affirmation républicaine d’égalité, de liberté et de fraternité ? - Comment refuser de voir qu’il s’agit de la mise en œuvre d’un projet politique porté, pensé, organisé, structuré notamment par les “Frères musulmans” dont la puissance, la force, la détermination sont réelles et qu’il ne faut pas prendre à la légère ? Un projet de société post-nationale et islamiste sur lequel les Frères musulmans viennent encore de travailler il y a quelques jours à peine à Genève ?
- Comment refuser de constater qu’hélas, dans notre propre pays toute une partie de la gauche dans sa version “Nupésienne” s’est faite l’alliée objective de ces mouvements rétrogrades et dangereux au prix de la capitulation et de la trahison de leurs idéaux ?
- Comment refuser de voir que ce “modèle” progresse partout, qu’il gangrène notre pays, qu’il porte une atteinte mortelle à l’idée républicaine qui est la nôtre, qu’il porte en lui par essence, la division du pays et des Français.
- Comment refuser de voir qu’on nous demande de trahir celles et ceux qui, ailleurs, se battent pour leur et notre liberté en Iran, en Afghanistan et surtout ici en France même dans certains quartiers ou les militants de la République laïque vivent sous pression, sont insultés, menacés ou ailleurs dans le monde et qui meurent par centaines ?
Alors il faut refuser ! Il faut dire NON !
Il faut donner des consignes claires et précises aux chefs d’établissements ! Pas d’abbayas ! Rien ! Pas de foulards, de hijabs dans le sports ! Rien ! Pas de burkini dans les piscines ! Rien ! Le temps des atermoiements, des hésitations doit se terminer.
L’idée émancipation est incompatible avec le voilement et surtout ce qu’il porte comme projet politique.
Ce ne sont pas des sportives, se sont des militantes et elles ne nous veulent pas le bien qu’elles exigent pour elles-mêmes.
Ne tombons pas dans ce pièges qui consisterait à nous faire croire que nous sommes de méchants dictateurs et que nous en voulons aux musulmans. Tout cela est faux, totalement faux !
Elles ont toutes liberté dans ce beau pays de pratiquer tous les sports qu’elles souhaitent. Elles ont tout loisir de croire dans le Dieu de leur choix (ce n’est pas souvent le cas dans les sociétés auxquelles elles se réfèrent), aucun interdit ne pèsent sur elles. En revanche elles souhaitent que leurs propres interdits pèsent sur la société française.
Ce qu’elles veulent et ceux qui les manipulent, ce n’est pas plus de liberté mais que notre société vive et s’organise à LEURS conditions. C’est inacceptable, intolérable et dangereux.
Il faut le dire désormais haut et fort et prendre les mesures juridiques ou législatives qui s’imposent. A ce titre, il ne faudra jamais oublier celles et ceux qui refusèrent de voter la loi contre le séparatisme tout comme ceux qui ont défilé avec ces officines islamistes comme le CCFM (heureusement dissous depuis) le 10 novembre 2019.
Il est maintenant plus que temps.
Claude NICOLET
Président de “la Nation citoyenne”
Membre du bureau exécutif de Refondation républicaine
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Qui parle sérieusement et sincèrement de salaire, de partage des fruits de la croissance, de fiche de paie ? Pas la gauche mélenchonienne. Mais les syndicats, mobilisés contre la réforme des retraites. Cette question sociale figure au cœur du pacte républicain. La méthode Jaurès le rappelle, selon Claude Nicolet, membre du bureau exécutif de Refondation Républicain et Président de l'association "La Nation citoyenne".
Ce qui semble marquant dans l'épisode que nous vivons actuellement, c'est que l'intersyndicale, dans sa mobilisation contre la réforme des retraites est parvenue à s'organiser et se maintenir en prenant appui sur une question identitaire au cœur de notre pacte social et républicain, celle des retraites. Celle-ci sont un déterminant central de la question sociale. C’est un marqueur puissant au sein d'un imaginaire qui passe par 1936, le Front populaire et ses avancées sociales que certains tentent de réanimer, passant par le 10 mai 1981 et l’instauration de la retraite à 60 ans. La question sociale est en réalité, à cette occasion, prise en charge y compris politiquement par l’intersyndicale davantage que par les partis politiques dits de « gauche » dont on pourrait attendre qu’ils en soient les acteurs. Le « front » syndical occupe une position inattendue en ayant investi deux espaces simultanément. D’où également cette difficulté à engager un dialogue et une démarche « d’apaisement » dans la mesure où les enjeux et la fonction des acteurs se sont déplacés.
Ce fut évident, en particulier quand les organisations syndicales n’ont pas hésité à faire part de leur mécontentement lorsque la NUPES, et surtout la France Insoumise, a joué l’obstruction lors de l’examen de la réforme des retraites à l’Assemblée nationale en multipliant les incidents de séances, les provocations et les outrances.
Surenchère épousant tous les délires
L’intersyndicale fut dans l’obligation de prendre en charge un rôle qui n’est pas le sien,- elle le sait -, celui de représentant politique d’une gauche déboussolée face à une réforme qui n’était pas si éloignée de celle qu’elle adopta en 2013. Ce qui amena tous les syndicats à une position intransigeante : le retrait ou rien. Cet affrontement direct entre l’intersyndicale et les institutions de la Ve République -auquel la CFDT participait pour la première fois- ne pouvait se terminer autrement que par un choc inégal. Comment en est-on arrivé là, comment l’intersyndicale a-t-elle dû assurer ce double rôle ? Pour une raison simple, la gauche dans sa version NUPES a fondamentalement abandonné la question sociale depuis un certain temps au profit des questions sociétales.
Sous la domination et l’influence idéologique de la France insoumise d’une part et de la gauche social-libérale de Terra Nova d’autre part, la gauche version NUPES a petit à petit quitté le champ de l’universalisme républicain pour virer de bord vers les questions de minorités, de genres, de communautés, de différentialisme. On ne peut manquer d’évoquer la critique que l’universitaire Mark Lilla adressait à la gauche américaine, lui reprochant d’oublier le bien commun : « Les Etats-Unis sont en proie à une hystérie morale sur les questions de race et de genre qui rend impossible tout débat public rationnel. La gauche a délaissé la persuasion démocratique pour s’engager à cor et à cri dans la dénonciation hautaine. »
À la NUPES, cancel culture et wokisme ont le vent en poupe alors que l’héritage de Jean Jaurès est en cours de liquidation. Certes le PCF, par l’intermédiaire de Fabien Roussel, s’y oppose faisant apparaître les fractures profondes entre les uns et les autres. Mais le PS au sein de cet attelage ne peut qu’y achever sa dissolution tandis qu’EELV ne cesse de se livrer à une surenchère épousant tous les délires.
La question sociale est orpheline
Or la question sociale est toujours prégnante dans notre pays. Mais elle ne peut être abordée sans une réflexion sur l’Etat. C’est précisément là où se situe l’immense apport théorique de Jean Jaurès au socialisme français. Il avait compris le rôle essentiel de l’Etat dans la construction de la nation française et sa place déterminante qui ne pouvait se résumer à l’instrument de domination au service de la classe dirigeante, en l’occurrence la bourgeoisie. Il devait au contraire être le lieu de la « synthèse » et de la possibilité d’y célébrer les « noces de la nation et de la classe ouvrière » d’où la nécessité de la démarche démocratique pour qu’il devienne la possibilité de l’émancipation du peuple au service de l’Humanité. Pour Jean Jaurès, la question sociale et la question nationale sont donc consubstantielles. Elles sont les deux faces de la même médaille. Elles sont la garantie du progrès démocratique, social et culturel. Il faut être aveugle pour ne pas voir la rupture fondamentale avec les propositions faites aujourd’hui par la NUPES.
La question sociale est en fait orpheline aujourd’hui et l’intersyndicale en est devenue la mère politique adoptive. Dans le même temps, le président de la République a incontestablement, à la surprise de beaucoup, réinvesti la question nationale. Réindustrialisation, souveraineté énergétique, agricole, alimentaire, sanitaire, renforcement de notre outil de défense, réorientation du discours sur l’Union européenne et l’urgence d’en faire un acteur stratégique autonome, un rapport de force plus assumé avec l’Allemagne…autant d’éléments surprenants de la part d’un homme présenté comme le champion du néolibéralisme, du capitalisme financier et de la destruction de la France et de la République.
Le grand défi, l’immense défi consiste aujourd’hui à reprendre ce travail non pas de « synthèse » qui fleure bon les congrès d’un PS défunt, mais de ce qui pourrait être une véritable perspective politique pour le pays afin de l’aider à affronter les difficultés qui sont les nôtres. Il est clair qu’aujourd’hui, la gauche version NUPES dans son noyau dur affiche une stratégie radicalement hostile à une telle démarche. Jean-Luc Mélenchon tient des propos qui visent à mettre en place dans notre pays une stratégie de la tension en adoptant par moment des postures entretenant un flou inquiétant.
Salut public contre vent mauvais
Mais il existe au sein du peuple français, une majorité de citoyens pour lesquels ces postures sont insupportables et qui mesurent, chaque jour, les dangers que les outrances mélenchonesques font prendre au pays, alimentant de façon mécanique et inexorable le vote pour le RN. Ceux-là cherchent une issue, une voix et un chemin.
Le président de la République a ici une éminente responsabilité, celle de « réconcilier » la nation à partir de choix partagés sur la situation du monde, les enjeux et les bouleversements auxquels nous sommes confrontés. Il faut prendre en charge politiquement la question sociale. Les transformations profondes du monde du travail, liées aux conséquences de la crise sanitaire, de la numérisation de nos usages, à l’émergence de l’intelligence artificielle autant de chantiers sur lesquels avancer. Le partage de la richesse et de sa juste répartition, la question du « temps », de son organisation, de son individualisation doivent être abordées. L’intersyndicale, les partenaires sociaux n’ont évidemment pas les moyens de le faire : ils relèvent de l’action politique. Ils le savent et ont commencé à le dire.
Ce chantier ne peut et ne doit pas être celui d’un camp contre l’autre. Il peut et il devrait même être celui d’un projet de Salut public œuvrant pour l’intérêt du pays. Ce n’est pas tant un référendum sur les retraites qu’il faut proposer aux Français que la redéfinition d’un véritable contrat social qui renouera avec l’imaginaire républicain afin de faire disparaître ce vent mauvais qui souffle sur notre pays et d’éteindre les braises que certains se plaisent à entretenir.
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Evidemment, le président de la République est accusé de tous les maux de la terre. A tel point que s’il a l’outrecuidance de déclarer que deux plus deux font quatre nous entendrons aussitôt que non, deux plus deux font bel et bien cinq.
Il faut reconnaître que le système turbule comme il l’a rarement fait. La réforme des retraites, la méthode employée y est incontestablement pour beaucoup. J’entends et je mesure la colère qui s’exprime. Je l’entends et je la mesure d’autant plus qu’avec mes amis nous ne cessions de l’annoncer depuis des années, voire des décennies.
Avec Jean-Pierre Chevènement et quelques autres autres -de “l’autre bord” -comme Philippe Séguin- nous mettions en garde contre les conséquences qui ne manqueraient pas d’advenir du fait de la tournure que prenait la construction européenne avec le traité de Maastricht après l’adoption de l’Acte unique.
Près de 40 ans que le peuple français (mais pas seulement) se fait plus ou moins tordre le bras pour intégrer une forme de destin prétendument commun mais qui n’est que le fruit hybride d’une technocratie voulant bien faire mais pensant souvent de travers en imaginant l’histoire des peuples européens comme deux parallèles ayant vocation à se rejoindre pour ne plus faire qu’un. En termes de géométrie c’est compliqué, en termes politiques encore plus.
Or l’histoire (et le tragique qui l’accompagne) est de retour. Et l’une des grandes questions qui se pose à nous comme à l’Europe désormais (et non uniquement à l’Union européenne) est la suivante : accepte-t-on de sortir de l’histoire ?
Cette question est redoutable car elle nous interroge sur ce que nous sommes, certes en termes de système politique, d’organisation institutionnelle et démocratique, mais également en termes culturels et de civilisations. Que sommes-nous au monde ?
Les changements gigantesques qui se déroulent devant nous, nous obligent à des questionnements fondamentaux. Comment conserver nos marges de manœuvres, notre influence, dans un univers qui désormais remet en cause plus de cinq siècles de domination occidentale et auquel, peu ou prou, nous avons participé, tout en développant notre propre modèle qui se veut universaliste et qui se concrétise dans la République laïque, sociale, une et indivisible ?
De ces bouleversements qui sont à l’œuvre, il n’ est quasiment jamais question. Certes on évoque la Chine, nouvelle grande puissance, on parle de l’OTAN, on observe le basculement stratégique des États Unis d’Amérique vers “l’Asie-Pacifique”…mais pour le reste, bien peu de chose, sans oublier le chœur des atlantistes s’arrachant les cheveux et s’époumonant lorsque le président de la République rappelle simplement qu’allié ne veut pas dire vassalisé et que nous devons conserver notre autonomie stratégique.
Or, c’est le cœur du problème. La difficulté de cette indispensable mise en perspective contribue puissamment à obscurcir nos jugements, nos appréciations et au final notre capacité à nous projeter dans l’avenir en traçant une véritable perspective politique pour notre pays et pour l’Europe.
Reconnaissons tout d’abord que la chose n’est pas facile. Trois années de crise sanitaire, le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le choc de l’inflation que, pétris de certitudes néolibérales et d’orthodoxie budgétaire, beaucoup pensaient définitivement vaincue, le grand choc énergétique et agricole… autant d’éléments qui ont fait revenir à la mode les vieilles lunes que Jean Monnet et ses adeptes avaient mis tant d’ardeur à enterrer : la souveraineté. Le gros mot est lâché !
Face à des temps nouveaux, voire exceptionnels si ce n’est historiques, il faut penser différemment. Or, la situation politique de notre pays est bloquée, il faudrait être aveugle pour ne pas le constater. Mais les aveugles sont nombreux et pire, ils ne veulent pas voir.
Tous les vaincus des dernières élections s’imaginent en vainqueurs, faisant passer leurs gesticulations bruyantes, leur goût du spectacle, comme autant de masques pour cacher leur impuissance rageuse. Le carnaval ne fait pas une politique. Mais la solitude présidentielle ne suffit pas à faire un destin à la hauteur de l’histoire. Or c’est de cela dont il faut parler.
Comme disait le général de Gaulle: “Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités.” Et cette ou ces réalités, il faut savoir les aborder. Cette colère, cette haine même qui s’expriment contre Emmanuel Macron viennent de très loin. Elles cristallisent dans une synthèse inquiétante, les difficultés que rencontre le pays.
S’agit-il même de la réforme des retraites uniquement ? Je suis convaincu que non. On parle de mépris et d’arrogance. On parle de dictature, de totalitarisme nazi ou poutinien. On parle de coup de force, de crise démocratique, de crise politique, de crise de régime… Mais comment ne pas voir l’impuissance de ceux qui hurlent le plus fort, qui appellent au départ du président sans offrir d’alternative crédible, ce qui serait ouvrir la porte du pouvoir à Marine Le Pen. La NUPES en général et LFI en particulier sont désormais considérées comme étant plus dangereuses pour la démocratie que le Rassemblement national, faisant incontestablement le jeu de ce dernier.
Or il faut bien constater et reconnaître la faiblesse du discours politique et des analyses qui sont adressées aux Français.
La grande angoisse des Français est à la fois simple et redoutable, ils ont le sentiment que depuis trop longtemps leur destin leur échappe. Que la Nation est laissée à elle-même, qu’elle se délite sous les coups de boutoirs de choix extérieurs à elle, que l’explosion de la violence, de la délinquance, que l’offensive de l’islam politique, que l’importance de l’immigration remettent en cause l’idée que les Français se font d’eux-mêmes et que l’Etat, boursouflé et impuissant, n’est plus au service de la Nation.
La France de 2023, traîne ses angoisses et ses souffrances et beaucoup de chantiers sont à mener en même temps. Beaucoup se sentent méprisés, déconsidérés, abandonnés par la “puissance publique” quand les milliardaires ne cessent de s’enrichir.
De Victor Hugo à Louis Malle, de Jules Ferry à Jean Moulin, de Pagnol à la guerre des boutons, de Gavroche aux 400 coups, de monsieur Louis Germain à Albert Camus… les Français s’accrochent à un imaginaire qu’ils refusent à juste titre d’abandonner mais auquel il faut aujourd’hui donner les moyens de se perpétuer.
Pour cela, quand le président de la République annonce l’indispensable réindustrialisation de la France, il a raison. Tout comme il a raison lorsqu’il dit vouloir rebâtir notre outil militaire, notre souveraineté énergétique, agricole, sanitaire, sécuritaire, scientifique…mais soyons honnêtes, rien de tout cela ne se fera en six mois. Il faut revenir en partie sur des décennies de choix politiques qui ont contribué à nous mettre dans une telle situation. La tâche sera très rude, nécessitera une volonté de fer et devra s’accompagner d’un discours sur le monde, sur ce que nous sommes et sur notre avenir.
C’est l’une de nos grandes difficultés. Emmanuel Macron souhaite élargir sa majorité. Encore une fois il a raison. Mais avec quelle grille d’analyse ? Avec la gauche et la droite telles que nous les avons connues ? Les Français n’en veulent plus, ils ont fait exploser ces vieux clivages lors de l’élection de 2017 et l’ont confirmé en 2022.
Il ne faut pas chercher à mettre en place un illusoire et impossible gouvernement d’union nationale. Il faut plutôt réfléchir à la mise en place d’un programme de Salut public qui rassemblera d’authentique républicains dans un mouvement de dépassement et non pas de ralliements individuels qui n’aboutiront à rien.
Au-dessus de la gauche, au-dessus de la droite, il y a la République disions-nous en 2002. A l’heure ou Jean-Luc Mélenchon prétend mettre “à bas la mauvaise République” dans une dangereuse escalade, c’est toujours d’actualité.
Claude NICOLET
Membre du bureau exécutif de Refondation républicaine
Président de la Nation citoyenne
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Ma dernière tribune parue ce 17 octobre 2022 dans la Revue Politique et Parlementaire.
Voilà deux ans déjà, Samuel Paty était assassiné, décapité devant son collège, pour avoir fait son travail. Le terrorisme islamiste venait une fois de plus de frapper dans notre pays.
Deux ans et nous apprenons que les actes d’atteinte à la laïcité dans les établissements scolaires ont augmenté pour septembre, 54% des incidents recensés le sont pour “port de signes et tenues” religieux, soit une proportion plus importante que lors du deuxième trimestre 2022 (41% des signalements), détaille le ministère de l’Éducation nationale qui souhaite désormais que ces chiffres soient publiés mensuellement et non plus trimestriellement par souci de transparence, ce qui est une bonne chose. Ce motif représentait 22% du total des signalements au premier trimestre 2022, déjà en hausse.
Ces chiffres terribles sont la réalité d’une situation dont la gravité a été trop longtemps niée, celle d’une offensive de l’islam politique que portent essentiellement les Frères musulmans et les salafistes.
Jacques Julliard lui-même n’hésitant plus à parler de projet “d’islamisation de la France” dans l’un de ses derniers éditoriaux.
Les témoignages d’enseignants, du moins ceux qui ont le courage de parler, sont effrayants par leur violence et la mécanique parfaitement huilée de ceux qui les agressent les accusant de “racistes”, “d’islamophobes” et leur intimant l’ordre de se souvenir de Samuel Paty dont le nom a été détourné pour en faire désormais une menace.
Et c’est dans ce contexte que le maire socialiste de Villeurbanne a fait voter ce 13 octobre une subvention de 3000 euros pour l’association Alliance citoyenne qui prône le burkini dans les piscines alors que les Iraniennes se battent et meurent pour se dévoiler.
Au nom de la lutte contre les discriminations (doux euphémisme pour cacher une capitulation) on déserte la défense de la République face à ceux qui veulent l’abattre.
Ce combat, car c’en est un, ne se gagnera que dans la durée, voire la longue durée. À ce titre, il faut absolument relire le rapport de l’inspecteur général de l’Éducation nationale Jean-Pierre Obin: “Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires” remis en juin 2004, il y a désormais plus de 18 ans au ministre de l’Éducation nationale de l’époque…monsieur François Fillon (https://www.education.gouv.fr/les-signes-et-manifestations-d-appartenance-religieuse-dans-les-etablissements-scolaires-8888 ). Il faut le lire, le relire et l’apprendre par cœur. Tout y était dit, déjà, et annoncé. “De toute évidence, des organisations religieuses et politico-religieuses « travaillent » ces élèves, parfois dès l’école primaire, ainsi que leur famille, leur milieu social, leur quartier, et tentent pour certaines de les dresser contre l’école, les professeurs (ces « menteurs ») et l’enseignement dispensé” peut-on notamment lire et de conclure : “Sur un sujet aussi difficile, et aussi grave puisqu’il concerne la cohésion nationale et la concorde civile, soulignons qu’il est chez les responsables deux qualités qui permettent beaucoup, et qu’on devrait davantage rechercher, développer et promouvoir à tous les niveaux. Ce sont la lucidité et le courage.”
Notre pays n’a désormais plus que le choix de la lucidité et du courage que Jean-Pierre Obin appelait de ses vœux. Pour ce faire, il faut se donner les moyens de comprendre ce à quoi nous sommes confrontés et de cesser d’imaginer que seule la question sociale est à l’origine de l’offensive islamiste et des succès qu’elle rencontre. Si avec les “quartiers de relégations” la politique de logement et de peuplement doit être légitimement interrogée, nous limiter à cette interrogation ne serait que l’illustration d’un renoncement supplémentaire. Nous sommes face à une offensive politique, idéologique, qui se pense dans le temps et dans l’espace.
Nous devons également nous interroger sur ce que nous sommes et pour reprendre la célèbre formule de Spinoza, afin de savoir si nous voulons encore “persévérer dans notre être”. Pourquoi dans l’esprit de nos ennemis, sommes-nous une terre de conquête ? Quelle analyse font-ils de notre société ?
Il faut également s’interroger sur le modèle qui a été proposé aux Français depuis plus de 40 ans maintenant.
Aimer son pays sous-entend que tout soit mis en œuvre pour le faire aimer. Que l’amour du pays soit transmis, enseigné, partagé. Que l’amour de la patrie soit une réalité vivante. Que la promesse républicaine soit une exigence sans cesse rappelée. Que la Nation est la brique de base de la démocratie et le moyen par la citoyenneté d’accéder à l’universel, antinomique du modèle communautaire.
Depuis plus de 40 ans, il était de bon ton de prendre congés de la France puisque l’Europe était notre avenir. Mais aujourd’hui, crise sanitaire, crise énergétique, guerre aux portes du pays, nous rappellent que finalement la France, la souveraineté, l’indépendance…c’est pas si mal.
Autrement dit, rien ne sera possible sans ce réarmement moral, intellectuel et peut-être même spirituel (qui ne veut pas dire religieux) afin d’affronter les temps qui viennent. Cela veut dire qu’il nous faut être en mesure de procéder à des remises en cause profondes sur une série de choix qui furent faits depuis près de 50 ans. Il y faudra du courage et de la lucidité pour reprendre les mots de Jean-Pierre Obin écrits il y a plus de 18 ans. Il y faudra également de la constance et de la détermination.
Rien ne sera possible si nous ne réarticulons pas la France avec son histoire afin de la replacer dans cette longue course au cœur même de celle de l’humanité et qui lui a donné cette place si particulière dans le concert des nations. La République, qui en est la forme moderne, avec la souveraineté, a fait descendre le pouvoir du Ciel vers la Terre, celle des hommes et des Citoyens. Ceux qui ne comprennent pas que nous sommes ici plongés au cœur d’un combat irréductible ne mesurent pas ce à quoi nous sommes confrontés. Nos ennemis eux, l’ont parfaitement compris et intégré et se servent de l’antiracisme, de l’islamophobie, de la pseudo liberté de choix afin de mieux cacher leur agenda théologique voire eschatologique. Ils ne jouent pas dans le même registre mais savent parfaitement utiliser cette situation.
Les islamistes nous livrent une guerre sur notre propre territoire mais en y adjoignant un arrière-plan stratégique certes territorial, mais également conceptuel et temporel.
Il n’est plus possible que nos professeurs soient menacés. Il n’est plus possible qu’ils ne soient pas soutenus. Il n’est plus possible de financer des associations dont l’objet est clairement de rompre avec ce que nous sommes (mais encore faut-il que nous le sachions nous-même et que nous n’ayons pas peur de l’affirmer). Ce combat est simplement un combat existentiel. Le reconnaître sera déjà le début de la solution.
Claude Nicolet
Membre du bureau de Refondation républicaine
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Par Claude NICOLET, membre du Bureau de Refondation républicaine.
Alors que se déroule ces jours-ci la rentrée parlementaire, tout porte à croire que le climat au sein de l'Assemblée nationale sera non seulement délétère, mais également explosif, en particulier au cœur même de la NUPES et de ce qui constitue son "réacteur nucléaire" (EELV et LFI), est désormais hautement radioactif et contaminant.
Les évènements auxquels nous assistons, au-delà de la consternation voire de l’écœurement dans lesquels ils plongent probablement ceux qui espérèrent dans cet attelage, posent deux questions essentielles: qu'est-ce que la gauche aujourd'hui en France et à quoi sert-elle ?
Que reste-t-il de l'accord de mai 2022 ? Que devient la NUPES ? Que reste-t-il de ce rafistolage qui a vu le PS, EELV et le PCF s’effacer devant LFI ?
Les huées légitimes et bienvenues contre Sandrine Rousseau sont la conséquence directe des accointances, des complicités, des compromissions de" l'éco-féminisme" avec les réseaux de l'islam politique et de la guerre frontale qui a été déclarée à la longue tradition du féminisme universaliste totalement articulé à l'idée républicaine.
Car n’en doutons pas, Sandrine Rousseau est animée d’une véritable ambition et d’un projet, l’éco-féminisme, sorte d’objet politique relevant plus de l’invertébré gazeux que de la perspective historique qui permettrait à la France d’affronter les temps qui viennent. « Projet » certes terrifiant mais qu’elle compte bien mener à son terme. Adrien Quatennens (LFI) et Julien Bayou (EELV) en font actuellement les frais. Car si elle ne connait rien aux sorcières, elle sait en revanche parfaitement entretenir et faire flamber le bûcher médiatique qui risque par ailleurs de la dévorer à son tour.
Quoi de mieux en effet que d’être celle qui cherche la marque du diable, en menant ses propres enquêtes, en recevant chez soi les victimes et en dénonçant l’infâme au tribunal de l’opinion alimenté avec l’essence des réseaux sociaux afin de mieux éliminer d’incontestables concurrents. La nouvelle inquisition est en place, avec ses procureurs. La NUPES dévore ses propres enfants à défaut de dévorer ses morts. A ce rythme, c’est toute la gauche où ce qu’il en reste qu’elle enterre.
Sandrine Rousseau et ses “amies” ne sont pas républicaines, il faut le dire clairement car s'est également de cela dont il s'agit; avoir la capacité de reprendre le combat républicain, universaliste et internationaliste. Car le tragique de cette situation, au-delà de son indécence, c’est de constater que toute cette « gauche » a quitté les rives de la République.
La “gauche” ou ce qu'il en reste au niveau organique, a tourné le dos à cette tradition qui faisait en partie son identité. Faut-il à nouveau rappeler les mots d’Élisabeth Badinter ou de Jean Daniel refusant de lui pardonner d'avoir abandonné la laïcité ? Comment ceux qui il n'y a encore pas si longtemps criaient "à bas la calotte !" peuvent-ils accepter d'être passés sous les fourches caudines de ceux qui défilent avec le CCIF et les islamistes en novembre 2019, alors que se sont les jeunes femmes d'Iran avec de très nombreux jeunes gens à leurs côtés qui écrivent avec leur sang une page de cette histoire ?
Ils nous disent à quel point le débat sur la liberté du voile est une tartufferie monumentale. Si le voile est synonyme de liberté, pourquoi faut-il mourir pour l'enlever ?
A bien y regarder, sur l’essentiel, la NUPES n’est déjà plus, révélant les fractures et les haines qui la traversent depuis sa naissance. Nombreux sont les thèmes clés qui voient s’affronter des lignes politiques différentes, quand elles ne sont pas totalement antagonistes :
- la transition énergétique : entre le PCF et une partie du PS favorable à la relance du nucléaire et LFI et EELV qui entendent fonder à 100 % le mix électrique de la France sur les énergies renouvelables,
- Le modèle communautariste de « créolisation » de notre société de Jean-Luc Mélenchon et ne penser qu’en termes de minorités a pris le dessus. Même Oliver Faure applaudit Sandrine Rousseau alors que Laurence Rossignol la condamne en la qualifiant de menteuse, on mesure à quel point le choix de l’universalisme et du « commun » semble remis en cause y compris au PS.
- Le rapport au travail et sa place dans la société tout d’abord : entre Fabien Roussel (PCF) qui pense à juste titre que la gauche doit « défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et des minimas sociaux », et Sandrine Rousseau (EELV) pour qui le travail est une « valeur de droite » et qui fait le lien entre le chômage et le « droit à la paresse », on ne sait plus où donner de la tête.
De telles dissensions montrent à quel point la coalition lancée au mois de mai n’avait qu’un but purement électoral. Pourquoi pas, ce n'est pas la première fois dans l'histoire. Mais dans le cas présent , ce n'est plus de cela dont il s'agit. Il est question de choix fondamentaux, qui engagent au delà de la "gauche" faisant ainsi passer la NUPES du cartel électoral à l’imposture politique. Désormais la violence est là avec son lot de délations, de propos orduriers, de traquenards, d'officines d’espionnage, de mise à l'index, de remises en cause de principes démocratiques fondamentaux... L’illusion n’aura duré qu’un été que déjà l’hiver approche.
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« Refondation républicaine » entend rendre vie aux idées républicaines, au-delà des différences de sensibilités légitimes en démocratie.
Elle réunit des citoyens de tous bords qui veulent donner sens au prochain quinquennat. Elle œuvrera à une véritable sortie de crise, appuyée sur la reconquête de l’indépendance en tous domaines, sur la relance du nucléaire et sur le plan d’investissement « France 2030 » annoncés par le président de la République.
La « question républicaine » a été posée dès que la droite aussi bien que la gauche se sont détournées, l’une de l’héritage du général de Gaulle, l’autre de sa vocation sociale, pour se rallier, l’une comme l’autre, au néolibéralisme triomphant.
Il faut à nouveau penser le « bien commun » à travers un projet de citoyenneté, s’appuyant sur la souveraineté populaire et nationale à partir de trois thèmes :
- La brique de base de la reconstruction d’un nouvel ordre international et d’une réorientation de la construction européenne est la nation civique, dont notre Révolution a posé les principes, car la démocratie suppose un sentiment d’appartenance fort que seule la nation peut offrir.
- La reprise de contrôle de leur destin par les peuples passe par le desserrement de la « tenaille » États-Unis – Chine, sans méconnaître la différence de leurs systèmes.
- Il faut encourager l’avènement d’une « Europe européenne ». À partir de ses nations, l’Europe doit devenir un acteur stratégique autonome. Elle doit être à géométrie variable : économie, monnaie, industrie, agriculture, sécurité, technologie, numérique, espace, transition énergétique, préservation de l’environnement.
Une refondation républicaine de la France est donc plus que jamais nécessaire.
Elle passe par un renforcement institutionnel : retour aux sources de la Ve République (déconnecter la durée des mandats présidentiel et parlementaire, réhabiliter le Parlement), mais aussi ressourcement de la démocratie dans la République et rupture avec la dérive vers un « gouvernement des juges ». Ainsi, citoyenneté, laïcité, civisme, école, services publics, récit national ouvert, doivent structurer le patriotisme républicain.
La reconquête de l’indépendance industrielle, technologique, alimentaire et sanitaire exige une réorientation de l’investissement et de l’épargne vers les secteurs stratégiques. Face aux fractures de la société française et aux dérives communautaristes, il faut construire une nouvelle cohésion nationale et réactiver l’intégration. La politique migratoire, qui dépend de la capacité d’accueil, doit faire aller de pair générosité et fermeté républicaines. Elle doit s’accompagner d’un combat contre l’islamisme, que l’on ne doit pas confondre avec l’islam. « Refondation républicaine » sera fidèle à la laïcité et à l’esprit des Lumières.
« Refondation républicaine » veut faire surgir une « nouvelle offre politique », s’adressant aux républicains sincères qui entendent rester fidèles à l’inspiration profonde de Jean Jaurès et de Charles de Gaulle et à la philosophie du Conseil national de la Résistance.
Il s’agit de ramener les classes populaires autour d’un projet à la fois national et européen, capable de dynamiser la meilleure part de nos élites et de donner au peuple français le sentiment qu’il peut renouer avec son destin.
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Paris, le 7 décembre 2021.
Cette lettre a été envoyée à l’ensemble des candidats et candidates de l’arc républicain à l’élection présidentielle du printemps prochain. Le président de la République en a été également destinataire. Elle lui est parvenue avant sa conférence de presse concernant la présidence française du Conseil de l’Union européenne.
Madame, Monsieur,
L’association « La Nation Citoyenne » s’est créée au printemps 20211, non pour soutenir un candidat à l’élection présidentielle de 2022, mais pour élever le débat au regard des enjeux qui nous paraissent essentiels.
Nous avons ainsi invité le Commissaire Général au Plan, Monsieur François Bayrou, à exposer publiquement sa vision en matière de politique énergétique à long terme pour la France. Ce débat a contribué utilement, croyons-nous, à faire bouger les lignes.
Aujourd’hui nous souhaitons que la question européenne qui a souvent divisé le pays soit traitée en prenant le champ nécessaire dans le nouveau contexte géopolitique mondial et permette de sortir par le haut de ces divisions, et cela dans l’intérêt de l’Europe même. Personne ne conteste en effet, qu’entre les États-Unis et la Chine, il soit nécessaire que s’affirme un troisième acteur, européen celui-là, pour donner un contenu responsable à cette nouvelle phase de la mondialisation.
Pour faire émerger cet acteur stratégique autonome, deux priorités s’imposent naturellement : d’une part, une politique économique et monétaire répondant à l’exigence d’une croissance soutenue, d’autre part l’exercice effectif de la souveraineté dans les domaines régaliens y compris le contrôle des frontières, problème aujourd’hui le plus lancinant.
S’agissant de la politique économique et monétaire, ne faut-il pas assouplir le texte des traités négociés à une autre époque (règles budgétaires, critères et formes de l’endettement par exemple) ? Peut-on compter sur une politique monétaire proactive de la BCE pour financer durablement les investissements d’avenir et une croissance compatible avec l’objectif du plein emploi ? La réforme envisagée du traité instituant le Mécanisme européen de stabilité vous paraît-elle suffisante pour constituer un pare-feu à d’éventuelles crises de la zone euro ?
S’agissant des questions de souveraineté, la première préoccupation de nos concitoyens concerne le contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne en matière de migrations. D’autres touchent la mise en cause de prérogatives régaliennes par les juridictions européennes, ainsi l’application de la directive « temps de travail » de 2003 au sein des armées, ou encore la mise en place de règles prétoriennes imposées à la gestion de données de sécurité, y compris en matière de terrorisme, au nom de « l’État de droit ».
Ne convient-il pas de rappeler fermement que celui-ci a, en Europe, une valeur proclamatoire et ne constitue pas une compétence transférée ? Ce genre de confusion, entretenue par certaines instances communautaires, ne peut conduire qu’à de graves déboires pour l’Europe tout entière. L’Union européenne résulte d’un traité passé entre des États. Ils conservent leurs compétences tant que celles-ci n’ont pas été explicitement transférées (article 5 du traité sur l’Union européenne). Ce n’est pas servir l’Europe que d’entretenir le « clair-obscur » sur ces questions de fond.
Le moment n’est-il pas venu d’une saine clarification sur cette question fondamentale ?
Telles sont, les préoccupations qu’à ce stade du débat, nous souhaitons vous exprimer.
Particulièrement attentifs aux réponses ou aux éclairages que vous voudrez bien y apporter, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de notre haute considération.
Claude Nicolet,
Président de la Nation citoyenne
1. Claude Nicolet, président de "La Nation citoyenne", Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre,
Marie-Françoise Bechtel, ancienne parlementaire, Jean-Yves Autexier, ancien parlementaire, Françoise BOUVIER, ancien Maire d'Offemont, Marie-Pierre Logelin, membre du bureau de République moderne.
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