Claude Nicolet
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François Bayrou seul responsable ?

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Par Claude Nicolet
Catégorie parente: Actualités
Catégorie : Prises de positions
le 18 Juillet 2025
(Mis à jour le 18 Juillet 2025)
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Le Premier ministre s'est livré, devant son Gouvernement et devant la presse, à un exercice qu'il a intitulé "le moment de vérité."
Voilà qui ne manque ni d'allure ni d'une certaine forme de panache, lui qui est notamment le biographe de Henri IV.
Mais la vérité, toute la vérité, peut-elle être dite ?
Il ne fut pas mauvais sur la forme. Quelques vérités et de la clarté dans l'expression, de la précision sur quelques exemples et de l'habileté, voire de la rouerie quant à la proposition de supprimer deux jours fériés.
Tous ou presque s'emparent de cet os à ronger comme s'il s'agissait de l'essentiel.
Tout dans son diagnostic n'est pas faux, il serait démagogique de prétendre le contraire. Mais il faut aller au bout de la démarche.
Or la question du temps de travail par exemple, ne peut être évoquée sans aborder la retraite, les 35 heures, la productivité, la réindustrialisation...vaste chantier. Mais passons.
S'il faut dire la vérité, et il faut la dire, alors il faut faire l'analyse des politiques menées depuis ces 40 voire 50 dernières années.
Il faut interroger les choix qui furent faits, en particulier au niveau européen et faire le bilan des "transferts de compétences" (commerce extérieur, industrie, monnaie, énergie, politiques budgétaires, immigration...), qui furent en réalité des transferts de souveraineté au profit d'une technostructure idéologiquement dominée par l'empreinte néolibérale.
Les choix des années 70 et surtout 80 de la "spécialisation" par zones géographiques eurent des conséquences dramatiques notamment pour l'industrie française qui fût liquidée purement et simplement au profit de l'Allemagne.
Sans parler de l'énergie qui d'un fiasco sans nom peut devenir une véritable tragédie. Pourquoi ne pas évoquer tout cela ?
Annoncer comme un slogan "en avant la production" est certes louable et même urgentissime, mais cela ne suffira pas si dans le même temps, notre relation à l'union européenne, les principes et politiques qu'elle met en œuvre, ne sont pas interrogés dans leur nature même.

Dans le cas contraire, se sont les mêmes recettes, les mêmes purges, les mêmes sacrifices qui seront une fois de plus demandés aux mêmes. Et à l'injustice se rajoutera le sentiment d'un mépris plus grand encore.

Or de quoi s'agit-il ? Quelles conséquences pour une nation comme la nôtre de se voir dépossédée jour après jour de sa souveraineté et d'assister jour après jour à la désarticulation de la question sociale et de la question nationale, alors que cette dialectique est au cœur du pacte républicain donc de la démocratie, donc de notre identité politique ?

Une chose simple et redoutable : la montée inexorable des tensions de toutes natures. Les replis identitaires, confessionnels, ethniques.
Conséquences de l'effondrement de l'Etat, de son prestige, donc de son autorité. Mécaniquement, notre peuple, qui est un peuple politique se désunit, se fragmente et la nation n'intègre plus car sa capacité à attirer ne fonctionne, concurrencée dans son principe même par d'autres modèles comme l'islamisme politique et radical qui pousse les feux. Nous connaissons l'issue de ce chemin fatal, la guerre civile ou la fragmentation du pays en nouvelles féodalités (ethno-religieuses ou criminelles), qui étoufferont puis tueront l'idéal républicain.

Aidé en cela par tous ceux à l'intérieur, nombreux, qui haïssent la France trouvant également d'innombrables soutiens auprès de puissances étrangères, trop heureuses de pouvoir enfin régler son compte à notre pays, berceau de l'universalisme républicain.
Le Premier ministre a fondamentalement raison quand il déclare "qu'en fin de compte, on ne peut compter que sur nous-mêmes". Mais voilà plus de 40 ans que l'idée même de souveraineté (fondement de notre liberté) est systématiquement remise en cause, voire méthodiquement démantèlée par quasiment tous ceux qui aujourd'hui n'ont plus que leurs yeux pour pleurer sur notre défunte capacité à agir par nous même. Ce n'est pas faute d'avoir mis en garde...Les avertissements de Jean-Pierre Chevènement, de Philippe Séguin furent accueillis à l'époque du traité de Maastricht (déjà près de 35 ans) avec toute la condescendance et le mépris (et elle n'en manque pas), de la quasi intégralité de la classe politique dominatrice et aveuglée par son arrogante certitude dans la croyance du mythe mortifère de la fin de l'histoire et de la nation.
La France restait au mieux notre patrie mais l'Europe était notre avenir nous disait François Mitterrand. Plus de trois décennies se sont écoulées et l'union européenne n'est plus qu'un monstre bureaucratique, fabricant des normes qu'on essaie de nous faire prendre pour étant la forme moderne de la démocratie. Les nations s'y assèchent, les imaginaires se crispent, les tensions s'y exacerbent, l'avenir s'assombrit.

Il faut donc aller au bout du raisonnement et remettre en cause les choix qui nous ont été imposés. Faut-il encore rappeler le contournement du vote du peuple français du 29 mai 2005 que cette magnifique photo de François Hollande et de Nicolas Sarkozy symbolise ?
Cela sous entendrait que nos "élites" en soient vraiment. Quelles aient le sens de l'intérêt général, c'est à dire celui de l'Etat.
Que les vraies questions soient posées afin que la France retrouve la capacité de reprendre en main le cours de son destin.
Ce chemin exigeant est le seul possible. Il sous entend du courage, de la détermination...et du temps.
Rien ne semble l'indiquer.

La brutalité du système international nous rappelle que la souveraineté ne se partage pas

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Par Claude Nicolet
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Catégorie : Prises de positions
le 26 Mai 2025
(Mis à jour le 26 Mai 2025)
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L’ancien député Julien Aubert lance l’Institut Valmy, un laboratoire d’idée "au service de la nation et de la République" dont il présente ici le manifeste signé par l’ensemble de ses membres.

Comme le rappelait le regretté Philippe Séguin dans son discours fondateur du 5 mai 1992 à l’Assemblée nationale, la République est véritablement née le 20 septembre 1792, à Valmy, avec le « peuple en armes » venu défendre la Nation — et non le lendemain, quand la Convention proclama l’abolition de la monarchie.

C’est en empruntant ce beau nom à l’Histoire que nous, membres fondateurs et associés de l’Institut Valmy, avons choisi de créer un laboratoire d’idées au service de la Nation et de la République.

Par-delà les clivages désormais obsolètes de la gauche et de la droite, balayés par l’avancée de la mondialisation, nous avons décidé d’unir nos énergies, nos savoirs et nos volontés. Issus d’horizons politiques, économiques et académiques divers, nous partageons un même constat : il est urgent non seulement de réfléchir au redressement national, mais surtout de s’y préparer concrètement.

Car la France est aujourd’hui vulnérable dans un système international de plus en plus brutal. Le retour du rapport de force nous rappelle une vérité fondamentale : la souveraineté ne se partage pas.
Or, sans souveraineté, la liberté n’est qu’un leurre. La France sera donc libre ou ne sera rien.

Une triple bataille se dessine : juridique, sociale et économique. Notre initiative s’inscrit dans un contexte marqué par les dérives néo-fédérales d’une Union européenne devenue paradoxalement trop pesante pour la vie quotidienne des Français, et trop faible pour les protéger.

À ce titre, nous rendons hommage aux républicains des deux rives — Philippe Séguin, Jean-Pierre Chevènement — qui, dès Maastricht, avaient pressenti le lent affaiblissement de la République et de l’unité nationale.

Il est temps de préparer une rupture juridique, pour replacer la souveraineté populaire au cœur de notre démocratie, dans la droite ligne de l’esprit de la Ve République. Nous croyons en une Europe des nations souveraines, fidèle à l’esprit du traité de l’Élysée initial voulu par le général de Gaulle. Loin de toute soumission à une technocratie aveugle, nous voulons un continent puissant, mais respectueux de la voix des peuples.

La France doit, plus que jamais, rester debout face à l’Histoire, car sa voix est singulière. Notre nation, venue du « fond des âges », est l’héritière d’un patrimoine civilisationnel gréco-romain, enraciné dans un socle chrétien. Par son histoire récente, elle a noué des relations séculaires avec les peuples du sud de la Méditerranée et s’est ouverte au monde, en partageant sa langue sur les cinq continents. Forte de cette histoire, la France s’est dotée d’un modèle politique unique : une République une et indivisible, sans distinction de race ni de religion.

Aujourd’hui, cette République est fragilisée, prise en étau entre les forces de la déconstruction et celles du repli. Pourtant, notre conception civique, et non ethnique, de la nation est une chance pour bâtir un avenir commun avec tous ceux qui aiment la France et la respectent.

Cet avenir ne se construira pas sans lucidité. Il suppose de repenser, sans tabou ni complaisance, les piliers de la société française : l’assimilation, l’instruction, la langue française, la politique familiale et la laïcité. C’est autour de ces fondations qu’il nous faut organiser un véritable sursaut national.

L’Institut Valmy entend également proposer des réponses à l’affaiblissement économique qui frappe notre pays. Notre ambition est de tracer un chemin réaliste entre les dérives du tout-marché et les impasses du carcan normatif, en redonnant à la France les moyens de son indépendance.

Nous défendons une vision d’État stratège et volontaire, capable d’assumer la conduite des secteurs essentiels dans une économie mondialisée, de soutenir les entreprises d’intérêt national, de penser de manière cohérente le territoire, l’urbanisation et la réindustrialisation.
Il est aussi essentiel de repenser en profondeur l’avenir de notre agriculture, garante de notre indépendance alimentaire, de la vitalité de nos territoires et de notre imaginaire national. Nos terroirs, nos paysages, notre gastronomie sont autant d’éléments indissociables de la France vivante que nous voulons préserver.

Il est tout aussi urgent de restaurer la compétitivité énergétique du pays, ce qui impose une politique écologique intégrant les besoins fondamentaux de l’homme et articulée à l’intérêt national.

Plus largement, il faut reprendre le contrôle de la dette, tout en soutenant les investissements nécessaires à notre avenir. Cette exigence doit s’inscrire dans la continuité des idéaux du Conseil national de la Résistance, qui ont permis de forger un modèle social français, à la fois solidaire, ambitieux et efficace. Il n’y a pas de France solidaire sans une France forte et désendettée.

C’est donc un chemin d’indépendance économique que l’Institut Valmy a vocation à tracer.

Cette bataille, qui est à la fois juridique, économique, sociale et politique, nous voulons la mener par les idées, car les grandes victoires politiques naissent toujours d’une réforme intellectuelle et morale.

C’est à ce prix que la France, puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, pourra tenir son rang en Europe et dans le monde.

En renouant avec une politique étrangère fondée sur l’équilibre des puissances, elle retrouvera la cohérence de sa voix et la force de son message.

Signataires

Julien AUBERT, président de l'Institut Valmy, ancien parlementaire; Jean-Philippe MALLE, secrétaire général de l'Institut Valmy, ancien parlementaire; Éric ANCEAU, universitaire; Rodrigo BALLESTER, universitaire; Hervé COULAUD, chef d'entreprise; Thomas FAURE, chef d'entreprise; Martial GOGER, ingénieur; Olivier GOHIN, universitaire; Henri GUAINO, ancien parlementaire; Florence KUNTZ, ancienne parlementaire européenne; Georges KUZMANOVIC, président de « République souveraine» ; Anne-Marie LE POURHIET, universitaire; Roland LOMBARDI, géopolitologue; Patrick MOLIS, chef d'entreprise ; Jean-Michel NAULOT, banquier; Claude NICOLET, président de Nation citoyenne ; Édouard OLSON, avocat ; Patrick PAGEAT, vétérinaire et universitaire; Céline PINA, chroniqueuse et essayiste; Laurent ROCHUT, directeur de théâtres; Stéphane ROZES, essayiste; Jean-Éric SCHOETTL, conseiller d'État honoraire; Yves SCHWOOB, chef d'entreprise; François SOUTY, ancien haut fonctionnaire; Jérôme STERKERS, cadre territorial; Patrick VERCHERE, élu local, ancien parlementaire; Léonard ZERBIB, avocat.

En substituant le racisme à la question sociale, Jean-Luc Mélenchon rompt avec la nature de la gauche

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Par Claude Nicolet
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Catégorie : Prises de positions
le 26 Mai 2025
(Mis à jour le 26 Mai 2025)
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En déclarant que désormais le 1er mai devait être la journée de lutte contre le racisme, Jean-Luc Mélenchon a inscrit une rupture fondamentale dans notre paysage et notre identité politique.

Non pas que le racisme ne soit pas un mal à combattre, mais en le substituant à la question sociale (la lutte pour les droits des travailleurs), il poursuit inlassablement, avec constance, avec acharnement la désarticulation de la question sociale et de la question nationale, dialectique au cœur de la République française.

Ce virage ontologique entamé après sa campagne présidentielle de 2017, vise à changer la nature même de ce qu’était la gauche française profondément marquée par la figure tutélaire de Jean Jaurès à laquelle se référait également le PCF malgré la rupture du congrès de Tours.

Se faisant, la question démocratique est posée puisque cette rupture interroge l’idée de la nature de l’accession au pouvoir. Nous ne pouvons que constater que la violence fait désormais partie du modus operandi mis en œuvre dans cette stratégie de la tension.

L’agrégat autour de LFI de groupuscules violents, dont certains représentants siègent à l’Assemblée nationale, illustre cette organisation. Les appels à l’Intifada, à la sédition, au soulèvement, à la création de milices populaires pour défendre les musulmans sont aujourd’hui tellement nombreux, qu’ils ne relèvent pas du hasard, ni de l’erreur de langage et encore moins de la maladresse. Mais bel et bien d’une volonté de rupture fondamentale avec la pensée républicaine des 150 dernières années.

Les refus obstinés de LFI de voter les motions diverses et variées exigeant la libération de Boualem Sansal en sont la parfaite démonstration.

Boualem Sansal est en réalité à leurs yeux un homme, un symbole à abattre. Lui qui se réclame de l’universalisme républicain, refusant d’être d’abord considéré comme musulman mais avant tout comme citoyen, combattant avec courage et lucidité l’islamisme, interrogeant sans concession ce qu’est devenu le pouvoir Algérien mais continuant d’aimer l’Algérie, et bien cet homme doit disparaître car il empêche, ainsi que Kamel Daoud, de communautariser, d’islamiser et de voiler en rond.

Cette rupture opérée ce 1er mai 2025 est tout sauf anodine et veut être la marque d’une véritable fracture dans notre histoire et notre imaginaire. En particulier avec la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

Remettre au cœur de ce que serait l’idée française, la question de l’appartenance religieuse revient à prendre le risque de faire éclater ce que le génie de la nation a mis des siècles à inventer afin de sortir de la guerre civile et des guerres de religions avec de premiers troubles dès 1520. Ce serait la fin de cette incroyable invention qu’est la citoyenneté.

Il faut véritablement prendre la mesure de ce qui est en train de se jouer. Subordonner la citoyenneté à l’identité religieuse réelle ou supposée, est un changement anthropologique majeur et qui induit des transformations qui touchent à l’essence même de ce que nous sommes et de l’idée que nous avions jusqu’à présent de notre société.

Dans cette perspective, l’alliance objective avec l’islamisme et les Frères musulmans est non seulement souhaitable, mais indispensable. Raison pour laquelle LFI ne fait jamais le distinguo entre islamistes et musulmans et en caractérisant tous les combats contre le fascisme islamiste à de l’islamophobie, du racisme anti-arabe ou antimusulman. Pain béni pour les Fréristes qui se frottent les mains, ayant devant eux la fin des temps pour mener à bien leur vision eschatologique du monde.

Dès lors, le Juif doit être combattu pour ce qu’il serait et l’antisémitisme n’est pas seulement le « retour du refoulé » mais une opportunité tactique voire une nécessité stratégique. Les pires clichés (aux conséquences mortelles) sont réactivés et nous pouvons assister, désespérés et en colère à l’augmentation exponentielle des agressions antisémites. Ce qui arrive maintenant de façon systématique à Jérôme Guedj dans les manifestations « de gauche » en est l’affligeante et terrible démonstration.

Nous ne pouvons plus ne pas nous adresser à nos compatriotes de confession ou de culture musulmane qui ne supportent plus cette instrumentalisation. Nous devons ensemble, en citoyen et en patriote nous battre contre ceux dont l’objectif est de fragmenter notre pays et la République. Nous devons également leur dire qu’ils doivent s’exprimer, avec courage et détermination. Notre salut à tous est dans la République. La France ne peut se résoudre à la guerre civile que certains appellent fondamentalement de leurs vœux et qui menace. Ensemble nous serons des Hommes libres ou asservis.

Claude NICOLET
Président de la Nation citoyenne
Conseiller municipal de Dunkerque

Où sont les bouffeurs de curés d’aujourd’hui ?

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Par Claude Nicolet
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Catégorie : Prises de positions
le 20 Mai 2024
(Mis à jour le 20 Mai 2024)
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Ma dernière tribune publiée sur Marianne le 9/05/2024

Cette expression peu amène fleure bon la IIIe République et venait le plus souvent de la gauche. Le retour du religieux rend nécessaire de poursuivre l’objectif d’émancipation citoyenne autour de laïcité et de la fraternité, écrit Claude Nicolet, président de l'association « la Nation citoyenne », membre du bureau exécutif de Refondation républicaine, et conseiller municipal de Dunkerque.

Quand j'alertais il y a déjà des années. On se moquait. J'accordais, me disait-on, trop d'importance à un phénomène marginal et qui ne serait que passager. Je mettais pourtant en garde contre une transformation anthropologique de notre société qui était à l'œuvre, qui était pensée, voulue avec une véritable stratégie et un objectif, que la société française devienne charia-compatible, voire plus. Je m'appuyais pour ce faire sur ma longue expérience quant à l'entrisme islamiste dans les sociétés musulmanes.

Je me souviens

Bien évidemment, je devins « islamophobe » car voyant et dénonçant les dangers immenses qui nous menacent, il est plus facile de se soumettre, de se taire et d'hurler avec les loups plutôt que de se battre.C'est ainsi que je constate, amer, déçu et dépité, que nombre de personnalités de « gauche » (mais pas seulement) qui furent des connaissances, parfois des amis, capitulent alors qu'il faut aujourd’hui livrer bataille. Où sont ceux qui hier encore étaient de véritables « bouffeurs de curés », anticléricaux notoires et n'hésitaient pas à ponctuer les réunions politiques de tonitruants « À bas la calotte ! » ? Je m'en souviens encore...


Mais il est vrai qu'il s'agissait de triompher d'un ennemi qui n'existait plus et de vaincre sans péril. Toutefois, aujourd'hui le péril est grand dans notre pays. On y risque sa réputation, sa carrière et même sa vie. Dans le pays de Voltaire, l'atteinte à la religion, en l'occurrence l'islam, peut à nouveau nous conduire à la mort. L'affaire Calas, vieille de 260 ans fait à nouveau partie de notre actualité. Voilà qui nous permet de mesurer l'ampleur de la régression à laquelle nous sommes confrontés.

La France doute

La France se soumet dans la douleur et la souffrance certes, mais jour après jour elle se soumet. Doutant d'elle-même, de son destin, de son avenir elle est aujourd'hui comme une proie offerte à ceux qui veulent s'en saisir pour s'en repaître, l'humilier, s'en venger ou s'en débarrasser dans un ensemble fédéral, écoreponsable, inclusif et dégenré ou nous célébrerons le « vivre ensemble » certainement plus facile à faire vivre que la citoyenneté et la fraternité républicaine.

 

Celui qui oserait aujourd'hui être un « bouffeur d'imam » se verrait immédiatement qualifié, pour le moins, de « raciste », menacé, convoqué par la justice pour « incitation à la haine raciale ». La France fille aînée de l'église n’est plus depuis bien longtemps. Fille des Lumières et de la Révolution, elle disparaît sous nos yeux et avec elle son rêve de penser, au nom de la liberté, l'émancipation universelle de l'Humanité.

« L'homme malade de l'Europe »

Les islamistes l'ont bien compris et voient la France comme « l'homme malade de l'Europe ». Or cet universel-là est insupportable aux yeux de ceux qui veulent étendre à nouveau sur la Terre la loi de Dieu exclusivement. Trop de complicités, trop de renoncements, trop de lâchetés pour ne pas comprendre cette « étrange défaite » qui peut advenir, ont rendu possible cette situation.


L'islamisme radical et politique, porté par les frères musulmans et le salafisme pensent ensemble le temps et l'action. Le programme est eschatologique et se déploie pour « les siècles des siècles ».La France face à ce danger mortel pour ce qu'elle est, pour la façon dont elle s'est construite et ce qu'elle a offert au monde doit se repenser, d'abord à partir d'elle même. Ce combat est-il perdu ? Il ne doit pas l'être.

Islamisme “la situation est calme sur l’ensemble du front.”

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Par Claude Nicolet
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Catégorie : Prises de positions
le 7 Avril 2024
(Mis à jour le 7 Avril 2024)
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Ma tribune publiée le 28 mars 2024 sur le site Revue politique et parlementaire

Aujourd’hui, c’est un proviseur qui démissionne pour protéger sa sécurité et celle de son établissement, le lycée Maurice Ravel dans le XXe arrondissement de Paris.

Pourquoi doit-il se protéger ? Parce qu’il a eu la conscience professionnelle de faire son travail, le courage de faire respecter les lois et règlements qui régissent le fonctionnement de l’Éducation nationale et qu’il a fait appliquer la laïcité dans son lycée.

Le voile islamique est bien un outil politique dont se servent les militants de l’Islam politique qui mettent tout en œuvre pour que notre société devienne « charia compatible » comme le décrit parfaitement bien la sociologue Florence Bergeaud-Blackler.

Ainsi, dans notre République, une jeune fille peut imposer sa vision religieuse du monde à un représentant du ministre de l’Éducation nationale (ce qu’est un proviseur dans son lycée en tant que personnel d’autorité), après que deux professeurs eussent été assassinés par des terroristes islamistes en décrivant cela comme un simple « départ anticipé » à la retraite.

Beaucoup entonnent en ces jours de tensions avec la Russie, le Chant des Partisans en proclamant « plus Résistant que moi tu meurs ».

L’esprit munichois est dénoncé avec une force et une indignation qui impressionnent. Le vichysme et la collaboration qui règnent dans les esprits face à la Russie sont fustigés avec une vigueur qui ne peut que flétrir tous les traîtres à la Patrie et les mises en garde contre l’esprit d’abandon se multiplient.

Mais que l’Islam politique poursuive inlassablement son travail de sape ; qu’il mette en danger et parfois tue nos enseignants et personnels de direction ; que notre école fondement de la République là où se fabrique la liberté de la Nation, creuset de ce que doit être un peuple libre et souverain ; ne reçoivent comme commentaires de la part du rectorat responsable qu’un laconique communiqué de presse espérant nous faire croire que « la situation est calme sur l’ensemble du front.»

Pas de déclarations martiales, pas de cris de guerre, pas de mises en garde annonçant le déclenchement de l’apocalypse vis-à-vis de ceux qui foulent aux pieds nos institutions les plus sacrées.

Elles sont là nos troupes au sol. Et elles ont bien besoin d’être renforcées elles aussi. D’être soutenues par un discours intransigeant, par une vision claire, par une volonté farouche de résister au fascisme islamiste qui fait sa place, qui est là, qui a ses relais, ses alliés (objectifs ou non), sa stratégie, son projet.

Tous les Républicains devraient s’insurger contre cette alliance revisitée du sabre et du goupillon… Peine perdue.

Après Samuel Paty et Dominique Bernard, pour hélas ne citer qu’eux, une fille voilée qui a inventé de toute pièce une pseudo agression de son proviseur dont elle aurait été (bien évidemment victime) a fait ployer l’Institution. Mesure t-on les conséquences de cette affaire ? C’est donc le cœur serré qu’on nous dit qu’il faut cesser le combat face à l’islamisme qui avance et face à l’islamo-gauchisme qui fait pourrir le poisson par la tête.

Où est la gauche dans cette affaire ? Elle se planque morte de trouille de donner le sentiment d’être d’extrême-droite en défendant tout simplement ce qui était son ADN, ou elle hurle avec les loup comme madame Simonet députée LFI. La lâcheté et les petites défaites ne sont jamais que le prélude aux grandes catastrophes.

Nous voilà à front renversé. Mais y a t-il encore un front ? Y a-t-il une volonté de se battre ? Et y a t-il une volonté de vaincre ? Car n’en doutons pas, cela se fera dans la douleur. On ne se relève pas si facilement quand on a ployé le genou.

Claude Nicolet
Conseiller municipal et Communautaire Dunkerque
Président de la Nation citoyenne
Membre du bureau exécutif de Refondation républicaine

Ethniciser la question sociale et politique ? Une impasse

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Par Claude Nicolet
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Catégorie : Prises de positions
le 18 Décembre 2023
(Mis à jour le 18 Décembre 2023)
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À quoi sert encore la gauche ? Question redoutable dans la mesure où l'histoire de la gauche se confond avec celle de la République. La gauche en fut un élément essentiel et contribua puissamment à l'adhésion des « masses » en articulant la question sociale à la question nationale et en faisant de la citoyenneté le creuset du patriotisme républicain basé sur l'égalité, la justice et l'amour de la patrie. L'héritage de Jean Jaurès qui voulait procéder « aux noces de la Nation et de la classe ouvrière » est à ce titre l'un des plus précieux qui soit.
En faisant quitter au mouvement ouvrier les rives du fleuve du Grand Soir et de la révolution prolétarienne pour rejoindre celles de la démocratie, Jaurès créait une dynamique dont la puissance visionnaire, malgré le congrès de Tour, marquait notre histoire pour plus d'un siècle.

Nous connaissons tous cette citation, prononcée lors de son discours à la jeunesse en 1903 : « Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille ; c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ; c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense. » La réalité est là, elle existe et doit être prise en cause et c'est elle qu'il nous faut travailler, tel le sculpteur en prise avec la matière.

L'idéal républicain

Cet idéal républicain et citoyen est incontestablement l'un des éléments qui permirent à la France de « tenir » lors de la Première Guerre mondiale alors que Jaurès tenta de l'empêcher, non par pacifisme béat mais parce qu'il mesurait parfaitement le carnage que serait une guerre industrielle dont personne ne pouvait prédire ce qui en sortirait si ce n'est une humanité meurtrie.

Mais c'est également ce qui a permis à d'autres franges du pays, notamment les catholiques, de « rejoindre » la République, et ce qui devint notre « consensus historique » et donna à la France ce modèle si particulier d'organisation politique et sociale. Car loin d'être un régime « fourre-tout » dans lequel on vient comme on est, la République française se veut au contraire un régime de volonté et de puissance qui a vocation à s'adresser à l'humanité tout entière au nom même de son idée de l'Homme. Arrogance ? Non, siècle des Lumières et Révolution française.

Elle porte en elle cette forme de synthèse entre l'héritage monarchique et la perspective républicaine affirmant que, bien évidemment, la France n'avait pas commencé en 1789, mais que les Français à cette date renversèrent l'ordre du monde en faisant descendre du Ciel la légitimité du pouvoir pour affirmer que c'était sur Terre qu'elle se définissait. De ce moment, plus rien n'était comme avant. Puis, en 1905, César reprenait définitivement ce qu'il estimait lui appartenir, laissant à Dieu le reste de l'Univers, ce qui est bien assez… Et que l'organisation des Hommes ne relevait désormais que de la seule humanité. Ce qui, là aussi, est bien assez.

De Gaulle, dans un moment terrible, en fut l'incarnation. Non seulement parce qu'il avait une compréhension charnelle de la France, mais il en avait également une connaissance intime de son histoire, de sa littérature, de son théâtre, de sa poésie, donc de son imaginaire.

Des espoirs démocratiques qui s'éloignent

Aujourd'hui, ce pilier n'est plus. Il s'est effondré. La perspective démocratique est profondément altérée et les fondamentaux de ce que fut cet héritage sont aujourd'hui battus en brèche. La disparition de ce qu'on pourrait appeler la gauche démocratique et d'une certaine droite en est l'illustration.

Il n'est pas impossible que nous assistions à ce titre à un tournant historique, déterminant pour notre avenir. La « gauche » ou une partie d'elle, sous l'influence de LFI et de Jean-Luc Mélenchon, participe activement à un renversement de paradigme qui concerne la nature même de notre organisation politique et sociale.

La question sociale et la question nationale

L'opération en cours vise ni plus ni moins qu'à briser l'articulation entre la question sociale et la question nationale. Pour ce faire, il convient de mettre à bas l'imaginaire français incompatible avec la notion de créolisation qui porte en elle la fabrication de l'ethnicisation de la question sociale et politique.

La volonté acharnée de LFI et de Jean-Luc Mélenchon de faire des « musulmans » une catégorie politique en tant que telle illustre cette perspective et cette orientation stratégique qui sous-entend une remise en cause fondamentale de notre pacte républicain et l'idée que nous nous faisons de la citoyenneté.

Évidemment, dans ce cadre, la laïcité telle que nous la comprenons n'a plus sa place et les alliances les plus douteuses peuvent non seulement s'opérer, mais participent de cette nouvelle vision du monde et de son organisation. Les Frères musulmans ont de beaux jours devant eux. De tout cela, Ruth Elkrief vient d'en faire les frais après son entretien avec Emmanuel Bompard. Le véritable chef de LFI a continué de faire avancer ses pions en exécutant en place de Grève numérique la journaliste de LCI. Les noms d'oiseaux fusèrent immédiatement : « fanatique », « manipulatrice », « mépris des musulmans »… Elle ne s'y est d'ailleurs pas trompée en répondant que seule notre commune citoyenneté nous définissait au sein de la République. En réalité, deux mondes, deux visions, deux projets s'affrontent.

Cette violence ne doit évidemment rien au hasard mais tout à la stratégie. Souvenons-nous des émeutes en juillet dernier qui ne furent pas condamnées et qualifiées de « révoltes », que « la police tue », l'hystérisation des débats, la défense de l'abaya par les députés LFI à l'Assemblée nationale, le refus de dire du Hamas qu'il est terroriste… La liste est tellement longue.

Le nouveau défi républicain

Les républicains sont donc confrontés à ce nouveau défi. Il est majeur. Pris en tenaille par le piège éthnico-identitaire, lourd de menace qui pèse sur nous. La réponse passera par des remises en cause essentielles. Elle concerne les questions qui touchent à l'idée que nous nous faisons de la citoyenneté, de l'idée de ce qu'est la nation, notre souveraineté, l'égalité, l'universalisme, l'amour de la France, la justice, notre relation à la construction européenne…

Chantier immense mais aujourd'hui indispensable et qui ne peut pas se satisfaire des médiocres querelles auxquelles nous ne cessons d'assister, qui nous abaissent et nous avilissent, alors que nos concitoyens veulent une chose, la reprise en main de notre destin.

Levons-nous face au fascisme islamiste !

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Par Claude Nicolet
Catégorie parente: Actualités
Catégorie : Prises de positions
le 26 Novembre 2023
(Mis à jour le 26 Novembre 2023)
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Ma tribune publiée sur Marianne le 6 novembre 2023.

Le choc de civilisation se produit aux quatre coins de monde et menace largement la France. Il faut accepter de mener sans faux semblants un combat idéologique, politique, philosophique contre l’offensive de l’islam politique afin d’éviter que puisse advenir la guerre civile, explique Claude Nicolet, président de la Nation citoyenne, président d’Honneur du Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine-Cités Unies France, et ancien président de l’Association franco-palestinienne Dunkerque-Gaza.

Pour les juifs, l'avenir c'était l'espérance. L’espérance s'appuyant sur les épaules de l'incertitude, de l'angoisse et de la tragédie. La vallée où coule le lait et le miel s’est transformée en un torrent de larmes et de sang. Voilà que resurgissent les craintes et les peurs séculaires. Les imaginaires et les souvenirs de terreurs se réveillent. Et ils sont parfois dangereusement puissants. De l'affaire Dreyfus à Auschwitz, de la condamnation de cet officier français à l'extermination des juifs d'Europe, en passant par les pogroms qui parcourent notre histoire, le sionisme se voulait une réponse à ce poison qu’est l'antisémitisme qui a mené jusqu’à la Shoah qu’elle fût par balle ou industrielle. La création de l'Etat d'Israël c'était la sécurité, la paix tant attendue. Cette angoisse existentielle vient brutalement de se réanimer le 7 octobre dernier.

Plus rien ne sera comme avant. Plus rien ne peut être comme avant. Plus rien ne doit être comme avant. Les terroristes génocidaires du Hamas ont frappé le territoire même d’Israël. Pas celui des colonies mais celui de l’Israël de 1947 du plan de partage et de la résolution 181. Le territoire du foyer national juif, celui de l’espérance et du mythe, celui de la sécurité. Le territoire qui devait briser la malédiction multiséculaire et celui de la promesse de « l’année prochaine à Jérusalem ». L’horreur exterminatrice islamiste a atteint l’essence même de ce qui a fondé l’État. La question est donc bien existentielle pour Israël puisqu’à celle de l’antisémitisme, la création de l’État fût la réponse politique et historique apportée. Une attaque terroriste qui se produit alors que jamais le Gouvernement du pays n’a été autant à droite, voire d’extrême droite, faisant de la sécurité l’alpha et l’oméga de sa politique intérieure et extérieure dans un environnement aujourd’hui incandescent où la vie et l’existence de millions d’hommes, de femmes et d’enfants est désormais en jeu.

Deux espoirs brisés

Nous savons ce que veulent le Hamas et ces nouveaux fascistes : la disparition des juifs et de l’État d’Israël dans un contexte de bouleversements des rapports de forces au niveau mondial. Les idiots utiles et dangereux de l’islam radical jouent leur rôle. Surtout en Occident coupable pour eux de tous les maux, de toutes les fautes, de tous les crimes et de tous les péchés de l’Humanité. Il faut reconnaître que de la guerre du Golfe de 1991 (souvenons-nous des mises en garde de Jean-Pierre Chevènement) à l’invasion de l’Irak en 2003 et les mensonges des États-Unis d’Amérique devant le Conseil de sécurité de l’ONU (souvenons-nous de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac), en passant par l’attaque et la destruction de la Libye en 2011, les erreurs voire les fautes furent nombreuses et lourdes de conséquences.

Mais aujourd’hui, parti d’une question territoriale – la terre contre la paix, selon le principe promu par Yitzhak Rabin – la nature du conflit s’est transformée. Le sionisme marxisant des pères fondateurs est lentement devenu messianique avec l’impossibilité pour Israël de se dégager de se victoire de 1967. La lutte de libération nationale palestinienne, qui s’inscrivait dans les combats de la décolonisation est quant à elle devenue eschatologique et exterminatrice sur fond de ruine de l’Autorité Nationale Palestinienne.

Mais une même question continue de se poser : Celle des Palestiniens. Le peuple palestinien qui a tant espéré lui aussi, étranger aux massacres européens, se voit aujourd'hui sommer par les criminels islamistes génocidaires du Hamas de rester dans Gaza et de mourir pour lui comme les Allemands, qu’Adolf Hitler considérait comme indignes de lui survivre dans le Berlin en ruine d'avril-mai 1945. Peuple otage enfermé de l'intérieur et de l'extérieur, prisonnier d'identités devenues meurtrières, il n'a plus grand chose à offrir que sa dignité, sa résignation ou sa colère. Mais peut-on, en conscience, lui demander simplement de mourir ou de s’exiler ? Non, bien sûr.

Identités torturées

Évidemment, plus que jamais il est légitime de penser que l’État palestinien s'impose et hélas, mille fois hélas, plus que jamais, il semble s'éloigner. Comment imaginer qu’Israël puisse accepter la création d’un État gouverné par l’islam le plus meurtrier ayant perpétré les pires crimes, armé et soutenu par l’Iran, allié du Hezbollah et de tous ceux qui veulent une « guerre de civilisation » avec l’Occident et ne rêvant que de le détruire ? Mais qui sont les personnages qui auront la capacité, la force, le courage de risquer leur vie, la volonté, la hauteur de vue pour se hisser au niveau de ces histoires tragiques ? Les hommes sans les peuples ne pèsent pas grand-chose...et les peuples, aujourd’hui la veulent-ils, la paix ?

Il faut donc, pour le bien de l'Humanité, tenter de sortir de cette logique de force et de domination pour s'engager sur celle de la justice, de l'égalité et de la liberté des peuples. Je mesure la difficulté, l’immensité du défi. Mais ne pas le tenter c'est prendre le chemin de la guerre généralisée avec les tragédies, les massacres et les exodes massifs de populations qui vont l’accompagner. Car soyons sans illusions et sans aucune naïveté, ceux qui souhaitent une nouvelle Shoah, un nouveau génocide des Arméniens existent. Ils sont à l’œuvre. Une guerre idéologique et civilisationnelle est possible tant les ressentiments à travers le monde sont immenses. Tant les imaginaires et les identités sont torturés, tant les démagogues irresponsables sont dangereux.

Nous ne pouvons plus, nous ne devons plus accepter de voir fleurir dans nos rues et sur nos murs les slogans et les tags antisémites. Les manœuvres qui visent à fragmenter, à fracturer le peuple français sont inacceptables et mettent en danger la cohésion du pays. Elles sont une source considérable d’affaiblissement, ce que recherchent nos adversaires pour ne pas dire nos ennemis de l’extérieur et de l’intérieur. Nous devons, nous, citoyens républicains, nous lever, nous rassembler et refuser la guerre qu’un certain nombre d’entre nous annonçons depuis longtemps et que nous voyons poindre. Cela veut dire accepter le combat idéologique, politique, philosophique, qu’il nous faut aujourd’hui livrer en particulier contre l’offensive de l’islam politique afin d’éviter que puisse advenir la guerre civile. La fraternité républicaine n’est pas un vain mot tout comme l’autorité de l’État que réclame l’immense majorité de nos concitoyens.

La République sans cesse attaquée ne peut survivre sans ses citoyens. Aux hommes et aux femmes de bonne volonté de se faire entendre, de se lever et de dire NON à la barbarie qui vient. Les limites de la complaisance sont dépassées et le pays ne peut et ne doit se laisser fracturer par tous ceux qui ne lui veulent que du mal.

  1. Quand c’est non, c’est non !
  2. Il faut prendre en charge la nouvelle question sociale
  3. Colère(s) française(s)
  4. Samuel Paty, deux ans après…

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